Voitures & Options

Electronique embarquée : gadget ou réellement utile ?

Chaque lancement d’une nouvelle voiture s’accompagne au moins d’un nouvel équipement à caractère électronique fourni parfois en série et livrable la plupart du temps en option, mais tout cela est-il réellement utile ou...

27 NOVEMBER 2017 par J.-F.Ch.

Chaque lancement d’une nouvelle voiture s’accompagne au moins d’un nouvel équipement à caractère électronique fourni parfois en série et livrable la plupart du temps en option, mais tout cela est-il réellement utile ou n’est-ce pas qu’un simple gadget de plus ?

 On distingue quatre grandes familles parmi les systèmes électroniques embarqués. La première est la plus « superficielle » car elle participe surtout au confort du conducteur et de ses passagers (ordinateur de bord, navigation, capteur de luminosité, etc.). La deuxième concerne surtout la gestion du moteur et de la transmission sans qu’on s’en aperçoive. La troisième et la quatrième, par contre, sont étroitement liées à la sécurité active (ABS, ESP, etc.) et passive (airbags, radars de recul, détecteurs, etc.) des véhicules pour le conducteur, les passagers et les piétons (capot moteur actif, par exemple). Certains de ces équipements interviennent d’ailleurs directement dans les notations (étoiles) de l’Euro NCAP. Le plus simple pour le vérifier, c’est de se rendre sur le site officiel sur Internet à l’adresse suivante : www.euroncap.com/fr

Elargir le paysage de la sécurité.

Si cet organisme officiel du programme européen d’évaluation des nouveaux modèles de voitures continue toujours à effectuer différents tests de chocs et d’impacts sous plusieurs angles comme il le fait depuis près de vingt ans maintenant, il a progressivement introduit d’autres tests pour vérifier la fonctionnalité et/ou la performance de certains systèmes d’aides à la conduite (les plus répandus) dans des conditions de conduite habituelles et selon des scénarios types d’accidents. L’Euro NCAP remet en outre des récompenses à des constructeurs qui appliquent les plus récentes avancées technologiques qui élargissent considérablement le paysage de la sécurité automobile.

L’objectif d’Euro NCAP Advanced est de fournir aux acheteurs de voiture un avis éclairé sur les gains de sécurité offerts par ces nouvelles technologies, avant de les intégrer éventuellement dans leurs tests lorsqu’ils sont montés de série ou en option par plusieurs marques. Pour en savoir plus et pour une description complète des avantages de ces nouvelles technologies, deux sites sur Internet sont très complets : celui de l’Euro NCAP à l’adresse www.euroncap.com/fr/notations-et-récompenses et celui de l’équipementier Bosch à l’adresse www.bosch-mobility-solutions.fr

Finalement, la question n’est pas tellement de savoir si tout cela est utile ou pas, surtout lorsque cela concerne la sécurité, mais bien de connaître les risques éventuels que cela peut représenter.

Par ailleurs, au plus vous rajoutez de l’équipement, au plus la valeur de votre véhicule va augmenter. Pensez donc à vérifier votre assurance omnium, qui s’occupe précisément des dégâts qui peuvent arriver à votre véhicule.

Adapter le code de la route.

L’explosion du nombre de fonctions dans une automobile amène la part de l’électronique à plus de 40% de la valeur d’une voiture fabriquée en 2015 (soit 10% de plus que 5 ans plus tôt), certains véhicules de haut de gamme possédant jusqu’à 80 calculateurs et à environ un million de lignes de codes. Jusqu’il y a peu, l’augmentation du nombre de calculateurs et de capteurs a entraîné une hausse du nombre de connexions et de longueur de câbles. Et donc de pannes. Depuis, les systèmes travaillent à partir de la solution du multiplexage dont le principe est de faire circuler plusieurs informations entre divers calculateurs sur un seul canal de transmission, solution qui permet un gain d’environ 50% du nombre de câbles.

Cela ne veut pas dire pour autant que le nombre de systèmes embarqués va diminuer, bien au contraire quand on voit ce que l’industrie automobile prépare pour un terme assez court, soit la voiture autonome. Cette dernière suppose de nouvelles fonctions articulées autour de 4 thèmes (informations en temps réel, localisation et guidage, sécurité, énergie). Il faut donc prévoir le développement des liaisons sans fils intra et extra véhicules (problème de sécurité !), le développement des structures urbaines (gestion des parkings), le guidage autonome (convois de véhicules, limitation automatique de la vitesse selon la position), la gestion de l’énergie (hybridation des sources) et de nouveau réseaux de communications (FlexRay).

Des centaines de milliers de kilomètres d’essais divers sont néanmoins nécessaires pour sécuriser toutes ces nouvelles fonctions, sans oublier les protections contre le piratage informatique ni l’adaptation du code la route. Ce n’est pas gagné ni pour demain…

Etienne Visart – Photo constructeur.

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