Trucs & Astuces

Les 6 règles d’or pour (bien) négocier le prix d’une voiture neuve

En Belgique, la maxime dit que si un concessionnaire vous vend une voiture au prix catalogue, il sable le champagne dès que vous aurez franchi la porte de sa concession. L’usage voudrait qu’une remise de l’ordre de 5% soit une base minimale. Mais communément, la ristourne oscille davantage entre 8 et 15%. Vous pourrez même obtenir mieux en suivant quelques règles de base. Déterminez le budget que vous souhaitez consacrer à cet achat et tenez-vous à ce budget. Entrons dans le vif du sujet, voici les 6 règles d’or du fin négociateur. Continue reading “Les 6 règles d’or pour (bien) négocier le prix d’une voiture neuve”

Essayez avant d’acheter !

Dernièrement, le représentant d’un constructeur nous confiait que plus d’une personne sur deux achète une véhicule sans jamais l’essayer. « Une ineptie totale », disait-il sous couvert de l’anonymat.

Certes mais une ineptie qui arrange quand même pas mal les affaires des marques, puisque nombre de ventes sont ainsi réalisées, de manière rapide et définitive (notamment au Salon) !

Pour nous, spécialistes, qui avons l’opportunité d’essayer des voitures à longueur d’année, la remarque frappe encore davantage. Certes, au Salon, vous aurez l’occasion d’admirer sous tous les angles, voire de scruter et d’analyser le moindre recoin de la voiture de vos rêves, exactement comme bon vous semble. Vous mettre au volant, tester les sièges. Mais rien ne vaut pourtant un essai en conditions réelles de circulation. Il ne doit pas être long, mais vous permettre de vous faire une idée sur au moins deux types de parcours : la ville et l’autoroute !

Combien de fois, après une première impression positive dans une voiture à l’arrêt, n’avons-nous pas fait la grimace simplement en tournant la clé dans le contact, en entendant le bruit parfois dissonant du moteur ou les cliquetis bizarres générés par une suspension pourtant neuve. Et l’on ne vous parle même pas des mouvements de roulis qui donnent la nausée à vitesse stabilisée ou de la désagréable sensation donnée au volant par une assistance électrique de direction dernier cri…

Ph.V.H.

Notre conseil :

Effectuez toujours l’essai d’un véhicule que vous envisagez d’acheter ! Après tout, on parle ici d’un achat en milliers ou dizaines de milliers d’euros, et pour quelques années ! Beaucoup de marques ont aujourd’hui des centres d’essais (parfois nommés Contact Center) où vous pourrez tester à souhait véhicules de tous bords, dans les finitions ou les motorisations les plus différentes. Les constructeurs ne sont pas fous : ils savent qu’un client satisfait est un client qui peut être fidèle. Et pour longtemps !

Garantie légale ou garantie commerciale, vous connaissez la différence ?

En matière d’automobile, la garantie est un sujet qui ne laisse personne indifférent, acheteurs et constructeurs. Ce n’est pas pour rien que certaines marques offrent la possibilité de recourir à cette garantie sur des périodes parfois très étendues. Il s’agit sans conteste d’un argument de vente qui fait mouche ! Au moment de l’achat toutefois, dans l’excitation qui tient à la signature du bon de commande de cette voiture que – ce sont les statistiques qui le disent – l’on convoite en moyenne depuis 2,7 mois, les termes de cette garantie ne sont pourtant pas toujours passés à la loupe, tant s’en faut même !

Il importe pourtant de ne négliger aucun détail, celui-ci pouvant souvent faire la différence lorsque survient ce problème auquel l’utilisateur du véhicule n’a pas vraiment envie de penser quand il appose sa signature dans un des ces salons douillets à l’arrière d’un stand du Salon de l’Auto…

 

Une loi

La voiture est un produit comme un autre. Il existe une loi sur la garantie qui «  s’applique aux ventes de biens de consommation faites par un vendeur professionnel à un consommateur qui achète pour un usage privé. » Une loi (celle du 1er septembre 2004, relative à la protection des consommateurs en cas de vente de biens de consommation) selon laquelle, en résumé, “le vendeur est tenu de délivrer à l’acheteur une chose conforme au contrat.”

Quels sont les biens de consommation visés ? Tous les objets mobiliers corporels tels que les réfrigérateurs, les meubles et donc aussi les voitures.

On parle ici de garantie légale, qui prévoit un délai de deux ans de garantie pour tout défaut d’un bien corporel.

La garantie légale ne dépend pas d’une éventuelle garantie commerciale donnée au bien. Le vendeur ne peut pas vous priver de la garantie légale en prévoyant des clauses contractuelles contraires.

Il convient donc de la différencier de la garantie commerciale. Les garanties commerciales sont facultatives. Elles doivent être claires, compréhensibles et visent à assurer une plus grande protection (durée, contenu, couverture géographique,…). Nous savons tous que certains constructeurs octroient des garanties qui dépassent largement les deux ans et dont ils fixent eux-mêmes, alors, les modalités.

Le SPF Economie énumère clairement les termes de la garantie légale.

 

Quels défauts sont visés ?

La non-conformité du bien de consommation, c’est-à-dire lorsque le bien livré ne correspond pas à celui demandé ou commandé.

Cependant, le consommateur ne peut invoquer la garantie légale pour des modifications de délais ou de lieu de livraison, ou pour des défauts dont il avait connaissance au moment de la vente( si vous achetez, par exemple, un véhicule d’exposition, qui aurait été griffé quelque part, griffe dont vous avez eu notification).

 

Avant ou après les 6 premiers mois

La garantie légale s’applique si la non-conformité est constatée dans les 2 ans à compter de la délivrance du bien. Elle commence donc à courir à partir de la délivrance du bien au consommateur :

  1. Si la constatation est faite dans les six premiers mois, le défaut est présumé exister depuis la livraison. Le vendeur doit prouver le contraire s’il n’est pas d’accord.
  2. Si la constatation est faite plus de six mois après la livraison, le consommateur est tenu de prouver l’existence de la non-conformité au moment de la livraison.

 

Que faire si vous constatez un défaut ?

Informer le vendeur dans les meilleurs délais. Le contrat peut prévoir un délai pour signaler un défaut au vendeur. Cependant, ce délai ne peut pas être inférieur à 2 mois. En principe, l’action du consommateur se prescrit dans un délai d’un an à compter de la constatation du défaut.

 

Quels sont vos droits ?

On peut établir une hiérarchie des moyens mis à la disposition du consommateur :

  1. Vous avez le droit à la réparation ou au remplacement sans frais du bien (au choix du consommateur, mais en fonction de ce qui est possible et raisonnable).
  2. Uniquement dans le cas où la réparation ou le remplacement est disproportionné ou impossible, ou ne peut pas être effectué dans un délai raisonnable, vous avez alors le droit d’exiger une réduction de prix ou le remboursement.

 

À qui vous adresser ?

Le respect de l’application de la législation relative à la garantie est contrôlé par la Direction générale de l’Inspection économique. Vous pouvez lui signaler toute pratique commerciale illégale ou déloyale en vous adressant au « Point de contact » en ligne : pointdecontact.belgique.be

Sachez cependant qu’il vaut toujours mieux tenter de résoudre le problème à l’amiable, dans un premier temps, directement avec le concessionnaire ou le constructeur. Si cette démarche échoue, vous pouvez vous faire aider par le service de Médiation pour le Consommateur. Attention, pour y recourir, vous devez avoir tenté au préalable un arrangement amiable (par écrit) avec la firme concernée (contact@mediationconsommateur.be)

 

Les entretiens doivent être faits, peu importe où !

Il était une époque où, certains constructeurs exigeaient que les entretiens (ou les réparations éventuelles) aient été effectués chez un concessionnaire de la marque pour que la garantie soit valable mais la Commission Européenne a mis le holà à cette pratique.

Désormais, la seule chose que le constructeur puisse revendiquer est que toute réparation entrant dans le cadre de la garantie se fasse dans le garage de la marque. Démarche logique puisque le constructeur lui-même prend en charge les frais de réparation liés à ladite garantie.

La loi précise toutefois que les contrats de leasing ou de financement peuvent entraîner des limitations particulières.

Attention quand même ! Le propriétaire de la voiture peut perdre la garantie d’usine si le constructeur arrive, sans ambiguïté, à prouver que l’entretien effectué par un garage indépendant a été mal fait et qu’il a provoqué la défaillance technique invoquée pour faire jouer la garantie.

Ph.V.H.

 

Notre conseil

De nombreux problèmes liés à la garantie proviennent du fait que l’on confonde défaut et usure normale d’utilisation. Pour éviter cela, beaucoup de constructeurs proposent de nos jours des contrats d’entretien à court, moyen ou long terme, ce qui a le don de réduire à un minimum les conflits par rapport à une demande de garantie éventuelle. Les leasings, privés ou non, peuvent inclure ces contrats d’entretien.

Enfin, quand la garantie commerciale est longue, (5, 6, 7 ans), assurez-vous toujours qu’elle n’est pas liée également à un kilométrage limité, ce qui est, du reste, très souvent le cas. A vous de voir, dans cette éventualité, l’usage, plus ou moins intensif, que vous comptez faire du véhicule.

Faut-il encore passer par un courtier d’assurances ?

L’époque où les compagnies d’assurances n’entretenaient pas de rapports directs avec leurs clients et où l’intervention d’un intermédiaire (le courtier) était quasi incontournable est révolue. De nos jours les assureurs en ligne se multiplient et comme ils ne doivent pas rémunérer de tierces personnes leurs tarifs sont souvent très alléchants. Faut-il pour autant brûler les courtiers ?

 

Pas de précipitation ! Pour commencer, il se peut que vous ayez déjà eu recours a un tel professionnel pour conclure d’autres types d’assurances (vie, habitation, r.c. familiale, et cetera ) : il serait donc sot, si vous en avez un sous la main, de se passer de ses conseils pour la couverture de votre nouvelle voiture, d’autant qu’ils sont en principe gratuits. Que ce soit pour la r.c. obligatoire, une éventuelle omnium ou la défense en justice, il peut comparer les différentes offres sur le marché, les adapter à votre profil propre et pointer ce qui distinguent entre elles des propositions qui ne sont souvent identiques… qu’en apparence ! Le dépannage est-il ou non compris ? Vers quel garage ? La compagnie indemnisera-t-elle directement le carrossier ou devrez-vous faire l’avance des fonds ?

N’oubliez jamais que c’est en cas de sinistre que les choses se compliquent ! Un « bon » courtier a non seulement l’expérience de ce genre de mésaventure, mais il a surtout ses entrées privilégiées auprès de l’assureur qu’il vous a conseillé. Il sait donc qui contacter pour mettre l’expert rapidement en mouvement, peut lui transmettre vos desiderata (réparation coûte que coûte au besoin avec des pièces de seconde main ou au contraire mise au rebut, par exemple), insister pour l’indemnisation des jours de privation de votre véhicule et surtout… tenter d’accélérer le moment du paiement effectif de l’indemnité à laquelle vous avez droit. Il pourra aussi vous diriger vers un avocat spécialisé (dans le cadre de votre assurance « défense ») chaque fois que vos intérêts lui paraissent être en péril.

Accessoirement, pour les plus pressés, c’est le courtier qui se chargera directement des formalités d’immatriculation en ligne. Il s’occupera aussi, en cas de changement de compagnie, de toutes les démarches utiles en veillant, sous sa propre responsabilité, au respect des délais légaux.

Certes, tous ces services ont un prix : les courtiers sont rémunérés par un pourcentage des primes que vous versez et au final c’est évidemment vous qui payez ! Raison pour laquelle les assureurs qui s’en passent peuvent vous offrir de meilleurs tarifs. Solution intermédiaire qui peut valoir le détour : passer par une banque qui pratique l’assurance-auto. Au guichet, vous pourrez glaner également pas mal d’infos et recevoir des conseils souvent avisés. Seul inconvénient : le seul produit qui vous sera proposé est celui vendu par le banquier !

Notre conseil

Avant de consulter un quelconque intermédiaire, n’hésitez pas à visiter les sites « en ligne » et à imprimer les propositions qui vous sont faites. Parlez-en librement : le professionnel débusquera les éventuels « pièges » et verra avec vous s’il y a moyen de trouver mieux en fonction de votre cas. En outre, informez-vous autour de vous : en matière d’assurance aussi, le « bouche à oreille » est souvent la meilleure pub !

B.G.

Pneus «hiver», le bon réflexe !

Feuilles mortes, pluies battantes, boues spongieuses, neiges épaisses, verglas tenaces, brouillards enveloppants, nuits longues, état souvent déplorable des revêtements routiers, les conducteurs sont rarement épargnés par les affres de l’hiver. Affronter l’hiver avec des pneus adaptés est déjà l’un des bons réflexes en matière de sécurité…

Même si leur montage n’est pas (encore!) obligatoire en Belgique, il est donc plus que temps de fixer un rendez-vous avec votre réparateur agréé ou un spécialiste pour équiper votre voiture de pneus «hiver», en espérant qu’il en ait encore en stock. Diverses enquêtes le démontrent, le nombre d’automobilistes qui font le choix d’adopter des pneus «hiver» augmente chaque année, mais il y en a encore trop qui jugent que ce n’est pas nécessaire.
De nombreux utilisateurs considèrent en effet que l’achat d’un pneu «hiver» est coûteux, que par rapport au pneu «été», que le pneu «hiver» est inconfortable et bruyant, qu’on ne peut pas rouler vite, qu’il consomme davantage, qu’il a une moins bonne tenue de route, que c’est ennuyeux de devoir procéder au montage/démontage et au stockage des pneus non utilisés ou encore qu’il n’y a plus de véritable hiver en Belgique.
Une voiture équipée de pneus «hiver» est pourtant plus sûre puisque ce type de pneus a été développé pour un usage dans des circonstances hivernales. Les réparateurs agréés et les spécialistes du secteur se feront d’ailleurs un plaisir de vous informer et de vous conseiller des pneus «hiver» spécialement adaptés à votre voiture.

De 6 à 31 mètres de moins !
Les principaux avantages des pneus «hiver» sont l’amélioration de la tenue de route tant sur revêtement sec que mouillé, une meilleure adhérence sur la neige et le verglas et une mobilité accrue. De nombreux utilisateurs pensent pourtant que les pneus «hiver» ne sont utiles que par temps de neige ou de verglas.
Rien n’est moins vrai. Le caoutchouc d’un pneu «été» durcit à cause du froid et perd en adhérence. Le caoutchouc du pneu «hiver» par contre est parfaitement adapté aux basses températures et conserve toute sa souplesse et en conséquence son adhérence. Même lorsque la température chute jusqu’à -40°C, grâce à la composition particulière du mélange de caoutchoucs.
Le pneu «hiver» n’est pas un pneu neige, comme utilisé dans les pays où il neige beaucoup, mais un pneu dont les performances, lorsque la température tombe sous 7°C (dans nos régions en moyenne entre octobre et mars), sont en tous points supérieures à celles d’un pneu «été». En effet, à 80 km/h, lorsque la température du sol est inférieure à 7°C, une voiture équipée de pneus «hiver» a besoin d’une distance de 34 mètres pour s’arrêter, soit 6 mètres de moins qu’une voiture chaussée de pneus «été». Sur la neige, la différence en cas de freinage d’urgence à 50 km/h est de 31 mètres (63 contre 32 m).

Quatre pneus identiques
Tous les pneus «hiver» modernes partagent une caractéristique commune: de nombreuses encoches dans les pains de gomme de la bande de roulement. Ces lamelles offrent un nombre important de points d’ancrage et améliorent l’accélération et le freinage dans des circonstances hivernales. Pour des performances optimales, il est vivement conseillé de monter quatre pneus «hiver» identiques sur un véhicule. Équiper sa voiture de seulement deux pneus «hiver» peut créer de l’instabilité sur une surface humide ou recouverte de neige, particulièrement dans les virages ou en freinage, ce qui déclenche des problèmes de sous virage et/ou de survirage.
À l’heure actuelle, la différence de prix entre un pneu «été» et un pneu «hiver» est quasi nulle, contrairement à voici dix ans, lorsqu’un pneu «hiver» était encore en moyenne 20% plus onéreux. En choisissant un pneu «hiver» à l’indice de vitesse moins élevé, il est même possible de réaliser une économie. On peut en outre parfaitement acheter des pneus «hiver» pré montés sur un jeu de jantes supplémentaires. Un petit investissement qui est amorti en 2 ans. Il est bon de savoir qu’actuellement, un jeu de jantes en alu est souvent moins cher qu’un jeu de jantes en tôle peu esthétiques.

Au bon moment
En général, on utilise des pneus «hiver» entre fin octobre et début avril. Pour rappel, pendant cette période (du 1-10 au 30-04), la loi autorise l’utilisation de pneus «hiver» ayant un code de vitesse inférieur aux pneus d’origine à condition d’apposer visiblement sur le tableau de bord un autocollant indiquant la vitesse maximale du pneu, mais pas inférieur à Q conformément à la directive 92/93 de la Communauté européenne. Les indices de vitesse sont Q (= 160 km/h), S (= 180 km/h), T (= 190 km/h) et H (= 210 km/h).
Les pneus «hiver», aussi appelés pneus neige, pneus thermiques, ou pneus lamellaires, peuvent être reconnus par le marquage M+S (ou «MS», «M/S», «M-S», «M&S») sur le flanc du pneu. Ils peuvent aussi porter d’autres symboles qui se rapportent à la saison hivernale, comme trois montagnes stylisées, des flocons de neige ou d’autres éléments similaires, mais selon la loi, ils ne sont pas obligatoires: ce sont des symboles supplémentaires que le fabricant de pneus a décidé d’utiliser pour montrer que le pneu comporte certaines caractéristiques de performance pour les surfaces recouvertes de neige.

À la bonne pression
Le contrôle de la pression a une influence considérable sur les pneus qui, si elle est incorrecte, peut modifier le comportement du véhicule et provoquer une usure irrégulière, une rotation bruyante, une réduction considérable des mouvements réguliers et une plus grande consommation de carburant. Les pressions correctes sont établies par le constructeur du véhicule et se trouvent dans la brochure du véhicule comportant les instructions et les conseils pour l’entretien.
En l’absence d’indications précises, la pression à adopter doit être la même que celle des pneus «été» et, dans le cas d’une très grande utilisation sur autoroutes, la pression doit être augmentée d’un maximum de 0.2 ou 0.3 bar. Il faut se rappeler que la pression d’un pneu doit toujours être mesurée lorsque le véhicule est froid et, de préférence, une fois par mois. Contrôlez les variations de pression par rapport à la température de l’environnement (une pression de 2.0 bars mesurée à +20°C va baisser à 1.74 bars à -5°C, et à 1.59 bars lorsque la température descend à -20°C).
La profondeur du profil de la bande de roulement est également cruciale. Même si la loi belge oblige les automobilistes à remplacer un pneu à partir d’une profondeur de 1,6 mm, il vaut mieux remplacer des pneus «hiver» utilisés dans des conditions hivernales extrêmes à partir de 4 mm (certains pays exigent même 6 mm).

Gare aux pneus «périmés»
S’il n’est jamais trop tard d’équiper sa voiture de pneus «hiver», il aurait été plus sage de s’y prendre plus tôt, car les stocks des marchands sont pratiquement tous épuisés. Il faut en tout cas être très prudent si l’un d’entre eux vous jure sur la tête de tout ce qu’il a de plus cher qu’il peut vous dépanner sans la moindre difficulté: il pourrait s’agir de vieux pneus neufs! Tous les pneumaticiens reconnaissent que le caoutchouc perd progressivement ses propriétés après environ six années, surtout si le pneu neuf, donc jamais utilisé, est resté très longtemps au fin fond d’un entrepôt.
Cette constatation est valable pour tous les pneus, «été» ou «hiver» ou «neige», et l’on peut donc acheter, en toute bonne foi, un produit de qualité et de marque sans s’imaginer qu’il est déjà trop vieux pour offrir encore l’efficacité et la sécurité recherchée. Il est très facile de vérifier la date de fabrication d’un pneu: elle est obligatoirement inscrite sur le bord du flanc, dans un petit cercle de forme ovale. On y trouvera, aux côtés de toute une série d’autres indications, 4 chiffres qui indiquent la semaine (pour les deux premiers) et l’année (les deux derniers) de fabrication.
Si vous lisez «5010», cela veut dire que ce pneu a été fabriqué la cinquantième semaine de l’année 2010: il a donc tout juste six ans et c’est donc déjà un vieux pneu neuf… Comme l’amortissement d’un pneu «hiver» se calcule sur au moins trois années, il faut privilégier les pneus fabriqués au plus tard au cours de l’année 2015, en été (soit avec la mention, par exemple, «2915»). Selon les normes actuelles en vigueur, les pneus «hiver» doivent par ailleurs porter la marque européenne d’approbation sur le côté, qui est un «E» majuscule dans un cercle, ou un petit «e» au centre d’un rectangle.

Bref, il est plus que temps de prendre contact avec qui de droit pour prendre les bonnes dispositions afin d’affronter l’hiver du bon pneu. Et dites-vous par ailleurs que, grâce aux pneus «hiver», les pneus «été» durent plus longtemps parce qu’ils sont utilisés moitié moins. En outre, entreposer des pneus ne pose plus de problème de nos jours. Les réparateurs agréés et les spécialistes peuvent en effet stocker vos pneus «été» durant l’hiver selon les règles de l’art. Et vos pneus «hiver» durant l’été! Cette formule assure une plus grande sécurité car les pneus sont vérifiés par un homme de métier qui peut, le cas échéant, attirer l’attention sur des défauts. Bonne route cet hiver et, d’ores et déjà, joyeuses fêtes de fin d’année…

Obligatoires ou pas ?
Les pneus «hiver» M+S sont obligatoires en Allemagne, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Estonie, Finlande, Grand Duché de Luxembourg, Italie du Nord (Val d’Aoste et Tyrol), Islande, Tchéquie, Lettonie, Lituanie, Monténégro, Serbie, Slovénie, Slovaquie, Suède et Roumanie. Circuler dans ces pays avec des pneus non appropriés vous rendra passible d’une amende variable selon les circonstances (absence de pneus adaptés, perturbation ou paralysie du trafic, implication dans un accident), voire à une interdiction de poursuivre votre route.
L’équipement hiver est requis dans des conditions hivernales (glace, neige, verglas ou gel) et/ou sur certaines routes en Croatie, Norvège, Suisse, Moldavie et Biélorussie. En France, en Espagne et en Italie, l’obligation est de mise en présence de panneaux de signalisation spécifiques. En cas d’accidents, une part des dégâts peuvent être attribués au conducteur, même en droit.
Dans le reste de l’Europe, les pneus hiver ne sont pas obligatoires. Dans les pays comme la Belgique et les Pays-Bas, il est cependant fortement recommandé de monter les pneus «hiver» d’octobre à Pâques, lorsque la température moyenne est inférieure à 7° C.
En ce qui concerne les chaînes, les pneus cloutés, les chaussettes à neige, les dates d’obligation, la profondeur minimale imposée, il est impératif de se renseigner sur la législation des pays où vous vous rendrez (source: pneus Continental).

Etienne Visart

Break, SUV ou monospace ? Opter pour le bon format familial

Le type de carosserie de votre future voiture est un point bien plus alambiqué qu’auparvant à trancher. Notamment parce que les constructeurs jouent, bien volontiers, le jeu du mélange des genres. Quels sont les modèles les plus plébiscités par les Belges ? Quelles questions se poser pour déterminer le bon format de sa prochaine auto ? C’est ici.

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Véhicules électriques et hybrides, est-ce le moment ?

On en parle de plus en plus et même si le marché des full électriques et des hybrides reste discret par rapport à celui des motorisations classiques, le mouvement est en route. Il suffit de consulter les responsables au plus haut niveau chez les constructeurs pour en être convaincu.

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Revendre sa voiture, ce qu’il faut savoir

Votre décision est prise, vous allez vous séparer de votre bonne « vieille titine » ! Mais comment faire exactement ? La démarche ne s’improvise pas. C’est que là, dehors, certains requins vous attendent au tournant ! Voyons, point par point, comment procéder et par quel canal éventuellement passer.

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