Véhicules électriques et hybrides, est-ce déjà le moment ?

Véhicules électriques et hybrides, est-ce déjà le moment ?
On en parle de plus en plus et même si le marché des full électriques et des hybrides reste discret par rapport à celui des motorisations classiques, le mouvement est en route. Il suffit de consulter les responsables au plus haut niveau chez les constructeurs pour en être convaincu.

D’ici 2020, autrement dit demain, les marques vont multiplier la production de modèles hybrides et électriques. En Belgique, on reste mal loti au niveau de la fiscalité et des incitatifs à l’achat de ces véhicules.

A ce titre, la Flandre possède quand même une longueur d’avance. Typique de notre pays, on avance à trois vitesses, selon que l’on réside en Flandre, à Bruxelles ou en Wallonie. Néanmoins, les véhicules zéro émission bénéficient de certains avantages fiscaux. Pour les sociétés, ces voitures sont déductibles à 120 % (contre maximum 100 % pour un véhicule à moteur thermique ou simplement hybride). L’avantage de toute nature (ATN) est réduit puisque que ces véhicules n’émettent pas de CO2 en roulant. La taxe de mise en circulation est gratuite en Flandre (mais calculée en fonction de la puissance en Wallonie et à Bruxelles). Dans les trois Régions, la taxe de circulation est plafonnée au montant minimum. Depuis le 1er janvier 2016, la Région flamande octroie une prime pouvant aller jusqu’à 5.000 euros pour tous les véhicules électriques (et à hydrogène) émettant 0 gr. de CO2. La mesure ne concerne que les particuliers et les voitures neuves.

En dehors de ces considérations purement fiscales, vous vous demandez sans doute si le moment est déjà venu de franchir le pas en optant pour une voiture hybride ou full électrique… Cela dépend déjà, pour beaucoup, de votre motivation écologique, mais aussi de vos besoins (réels) en matière de déplacement en voiture. Sans même encore aborder le problème pécuniaire…

Si vous êtes navetteur routier et que effectuez 200 km par jour, principalement sur autoroutes, le choix du full électrique n’est pas (encore) judicieux, les batteries se déchargeant rapidement à vitesse élevée. Même l’hybride (moteur thermique associé à un moteur électrique) n’est pas très avantageuse dans ces conditions, puisque c’est le moteur thermique qui fera l’essentiel du travail. Par contre, si, au quotidien, vous faites de courts déplacements, principalement en zone urbaine, les deux modes verts évoqués seront à leur avantage.

Les hybrides

Les avantages : consommation réduite, voiture parfaite pour la ville, polyvalente (s’en sort correctement partout), image valorisante.

Les inconvénients : plus chères à l’achat, moins d’agrément de conduite (car voiture plus lourde), espace moindre (coffre parfois amputé par les batteries), vitesse parfois trop faible en full électrique.

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Principe de fonctionnement général d’un véhicule hybride.

Pour faire court, on trouve principalement deux sortes de véhicules hybrides sur le marché, selon qu’ils seront rechargeables (sur une prise) ou non. Le mode plug-in nécessite bien entendu un emplacement de parking privilégié avec une prise ou une borne de recharge (rapide) à proximité. C’est le gros hic pour ceux qui habitent en ville, en appartement ou dans une maison, sans garage ni emplacement de parking. Ceux-là privilégieront le mode hybride simple grâce auquel les batteries se rechargent en roulant (et en freinant). Il faut de toute façon savoir que les économies que vous ferez grâce à l’hybridation de votre groupe propulseur seront toujours fonction de votre type de conduite et de votre environnement routier.

 

 

Les électriques pures

Les avantages : consommation réduite, voiture parfaite pour la ville, polyvalente (s’en sort correctement partout), image valorisante.

Les inconvénients : plus chères à l’achat, moins d’agrément de conduite (car voiture plus lourde), espace moindre (coffre parfois amputé par les batteries), vitesse parfois trop faible en full électrique.

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Une chose qu’il convient absolument de se mettre en tête : les voitures électriques ne constituent pas la panacée pour régler le problème de la pollution automobile ; elles doivent se voir dans un contexte plus global de réduction de certaines émissions. Elles produisent moins de CO2 à l’usage, certes, et c’est déjà cela. En réalité, une voiture électrique n’est réellement écologique que si l’énergie électrique qu’elle consomme est produite à partir de centrales solaires, hydrauliques ou éoliennes. La ville est leur domaine de prédilection. Les voitures électriques n’ont pas besoin de chauffer pour être plus efficaces, au contraire des voitures à moteur thermique qui sont (encore) plus polluantes à froid. Pour les poumons des citadins, l’électrique est donc un plus énorme… L’autonomie – mais plus pour très longtemps – demeurant leur problème principal, elles s’avèrent la deuxième voiture idéale d’un ménage. La longévité des batteries (à acheter ou à louer) peut poser problème, mais de plus en plus de constructeurs les garantissent pour toute la vie de la voiture.

 

Ph.V.H

Notre conseil :

Les voitures hybrides et électriques restent chères à l’achat, surtout pour les secondes citées au vu de leurs limites en matière d’autonomie. Des deux, ce sont sans doutes les premières qui constituent, actuellement encore, le meilleur compromis. Mais les progrès sont rapides. D’ici ne fût-ce que 2 ou 3 ans, la situation entre les deux pourrait s’inverser. Au stade actuel, l’achat d’une voiture électrique ou hybride est surtout une affaire de philosophie. Il se justifie un peu par le coût d’utilisation au quotidien, un peu par l’envie de préserver le climat. Mais aussi par le fait que ces véhicules deviennent de plus en plus séduisants, en intégrant notamment nombre d’innovations technologiques.